Et mon couple dans tout ça ?

Et oui, ce désir d’enfant est (heureusement) partagé.

Mon conjoint va avoir 35 ans cette année, et cette envie d’enfant est présente en lui depuis qu’il est devenu le parrain du fils d’un de ses meilleurs amis. On dit que pour les hommes il faut parfois un déclic, c’est ce qu’il s’est passé pour lui.

Très rapidement dans notre relation nous avons parlé de nos envies d’être parents bientôt. Plus on en parlait, plus l’envie se renforçait. Nous avons échangé sur nos goûts en termes de prénoms, sur l’éducation que l’on souhaitait donner à nos enfants, les valeurs importantes pour nous..et nous avons constaté que nous étions là aussi à 100% sur la même longueur d’onde. Que j’ai de la chance de partager ma vie avec cet homme ! Je me le répète chaque jour !!

Maintenant que nous avons commencé à essayer, mon chéri vit ces montagnes russes émotionnelles avec moi chaque mois.

Peut-être aussi parce que cela ne se passe pas dans son corps, mais lorsque je vois arriver mes règles, mois après mois, et que cette tristesse vient m’envahir (en plus des symptômes menstruels que je ressens assez fortement sur mon état général et sur mon moral), lui seul est capable de m’apaiser en me prenant dans ses bras, en me disant des choses rassurantes, en me répétant que ce n’est pas grave, qu’on a du temps, que la prochaine fois sera la bonne, et qu’on a encore un petit peu plus de temps pour profiter de la vie à 2.

Ca paraît simple dit comme ça et je sais qu’il a raison de relativiser. Mais même si on se parle énormément, qu’il me questionne souvent sur ce que je ressens, je ne veux pas toujours lui raconter le film qui a commencé à se créer dans ma tête.

C’est peut-être idiot, mais je suis comme ça, je mets les symptômes les uns à la suite des autres, je calcule les jours, les dates, je note dans mon téléphone les sensations que j’ai, j’imagine cette grossesse, puis notre vie à 3. Je crois que c’est ma manière d’accueillir déjà en moi cette future grossesse. C’est un peu mon jardin secret.

Et à chaque déception, je m’en veux un peu d’y avoir cru, d’avoir mal interprété des symptômes qui étaient en fait des symptômes pré-menstruels..et je retrouve ses bras rassurants pour m’y blottir le temps que ce chagrin passe.

Je suis quelqu’un qui ne ressasse pas longtemps des idées négatives. Je trouve toujours du positif dans tout, très vite, mais il me faut tout de même ces quelques minutes où je m’autorise à écraser une petite larme avant de rebondir.

Et mon couple avec tout ça se renforce chaque mois.

Au fond de moi je me dis que c’est peut-être pour ça que ça n’arrive pas pour le moment. Peut-être qu’on a besoin de passer par ces moments pour se découvrir dans ce type de circonstances, pour se retrouver, se dire encore plus à quel point on s’aime. (Du positif dans tout, je vous l’avais dit !), peut-être qu’on a besoin de vivre encore des choses à 2 avant d’être 3..

En tous cas, je ne peux que le remercier d’être là, de ne pas prendre à la légère mes déceptions, nos déceptions.

Lui aussi est triste chaque mois, lui aussi y croit, lui aussi le veut cet enfant. Mais il reste mon roc plein de douceur et ça c’est quelque chose que j’adore chez lui.

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